Pourquoi la question n'a pas de réponse unique
Un vidéaste excellent sur une convention de huit cents personnes ne sera pas nécessairement le bon choix pour une soirée de remise de prix intimiste, ni pour un lancement produit qui doit être diffusé en ligne le lendemain matin. Les compétences se recouvrent, mais les dispositifs, eux, n'ont rien à voir.
Chercher « le meilleur » conduit donc rarement au bon prestataire. Décrire précisément l'événement, puis vérifier six points concrets, y conduit presque toujours.
Les six critères qui distinguent réellement un vidéaste événementiel
1. L'expérience du direct
C'est le critère le plus discriminant, et le moins visible sur un portfolio. En événementiel, rien ne se rejoue : un discours, une remise de prix ou une réaction de salle n'arrivent qu'une fois. Un vidéaste habitué au direct anticipe le déroulé, se place avant que la scène n'arrive, et garde une caméra en sécurité pendant qu'il compose avec l'autre.
2. Le dispositif multi-caméra
Une seule caméra impose de choisir entre le plan large et le visage de l'orateur. Deux caméras permettent de monter sans coupure visible ; trois ouvrent la réaction du public. Demander combien de caméras sont prévues, et surtout si elles sont synchronisées, renseigne immédiatement sur le sérieux du dispositif.
3. La prise de son
C'est ce qui distingue le plus nettement une captation professionnelle d'une captation amateur, et c'est ce que l'on remarque le moins tant que c'est bien fait. Le son d'un discours ne se prend pas au micro de la caméra depuis le fond de la salle : il se prend sur la console de la salle, avec un enregistreur de secours, et un micro d'ambiance pour les applaudissements.
4. L'autonomie en lumière difficile
Les salles événementielles sont sombres, avec des éclairages scéniques colorés et changeants. Un vidéaste équipé pour ces conditions ne dépend pas de l'éclairage de la salle et n'a pas besoin d'ajouter des projecteurs qui gêneraient l'assistance.
5. Le délai de livraison
Un teaser diffusé le lendemain n'a pas la même valeur qu'un film livré trois semaines plus tard : l'un accompagne l'événement, l'autre l'archive. Les deux sont légitimes, mais ils supposent des organisations différentes. Cette attente doit être posée avant le devis, pas après.
6. Le cadre juridique
Filmer des participants suppose de gérer leur droit à l'image : signalétique à l'entrée, mention sur l'invitation, et attention particulière dès qu'un mineur ou un intervenant extérieur apparaît à l'écran. Un prestataire qui n'aborde pas ce point de lui-même le laissera à votre charge.
Les questions à poser avant de signer
- Combien de caméras, et sont-elles synchronisées ?
- Comment le son des prises de parole est-il capté, et y a-t-il une sauvegarde ?
- Avez-vous déjà tourné dans ce lieu, ou viendrez-vous le repérer ?
- Sous quel délai le premier montage est-il livré, et combien d'allers-retours sont inclus ?
- Quels formats sont livrés : film long, teaser court, format vertical ?
- Qui gère la signalétique liée au droit à l'image des participants ?
- Que se passe-t-il si le programme prend une heure de retard ?
Les réponses à ces sept questions départagent des prestataires bien plus sûrement qu'une comparaison de portfolios, qui montrent tous les meilleures images de chacun.
Ce que les lieux strasbourgeois imposent
Strasbourg accueille une activité de congrès et de salons importante pour sa taille, liée à sa fonction de siège d'institutions européennes. Les grands équipements — palais des congrès, parc des expositions, salles patrimoniales du centre — ont chacun leurs contraintes : accès technique, horaires de montage, régie son, autorisations de circulation pour le matériel.
Un vidéaste qui travaille régulièrement dans ces lieux sait à qui s'adresser pour un repiquage son en régie, connaît les horaires de livraison possibles et n'improvise pas le jour J. C'est un gain réel, quoique invisible sur un devis.
Où se situe DB Vision
DB Vision est une agence de communication visuelle établie à Strasbourg. Elle intervient sur le corporate et l'événementiel, et couvre le film, la photographie et la communication de marque. Dan Berg, qui signe cet article, est vidéaste depuis 2017.
L'agence n'a pas vocation à être « le meilleur vidéaste » de la ville : elle correspond aux organisations qui veulent un interlocuteur unique sur l'image, une captation soignée du son et des livrables déclinés pour plusieurs canaux. Pour un besoin très différent, les critères ci-dessus restent utiles quel que soit le prestataire retenu.