L'écriture avant la caméra
Un film corporate mal écrit et bien filmé reste un mauvais film. L'inverse est moins vrai qu'on ne le croit : un film juste, tourné sobrement, fonctionne. La première question à poser à un vidéaste corporate ne porte donc pas sur son matériel, mais sur sa manière de construire un propos.
Concrètement : à qui le film s'adresse-t-il, que doit-il obtenir de cette personne, et qu'est-ce qui sera coupé pour y parvenir ? Un prestataire qui commence par proposer des plans avant d'avoir posé ces trois questions livrera un film décoratif.
Nommer l'objectif avant le tournage
« Un film de présentation » n'est pas un objectif, c'est un format. Les objectifs réels sont beaucoup plus précis, et ils ne produisent pas les mêmes films :
- convaincre un prospect qui hésite entre vous et deux concurrents
- attirer des candidats sur un métier en tension
- expliquer en interne un changement d'organisation
- présenter une démarche RSE sans tomber dans la déclaration d'intention
- accompagner une levée de fonds ou une transmission
Chacun impose une durée, un ton et un choix d'intervenants différents. Un film qui tente de tout couvrir ne remplit aucun de ces objectifs.
Faire parler des gens qui ne sont pas comédiens
C'est la compétence la moins spectaculaire et la plus décisive du métier. Un dirigeant face caméra récite son argumentaire commercial ; un salarié se fige. Le travail consiste à obtenir la phrase qu'ils diraient naturellement en réunion, pas celle qu'ils croient devoir dire devant un objectif.
Cela suppose de préparer les intervenants sans leur écrire leur texte, de tourner plus longtemps qu'il ne paraît nécessaire, et d'accepter de jeter les premières minutes. Un vidéaste qui annonce quinze minutes par intervenant n'a pas prévu ce temps-là.
La cohérence avec l'image de marque
Un film ne vit pas seul : il côtoie un site, des documents commerciaux, des publications. S'il adopte un registre visuel étranger au reste, il affaiblit l'ensemble au lieu de le renforcer. C'est l'argument en faveur d'un prestataire qui couvre plusieurs volets de l'image plutôt qu'un exécutant sur un seul.
À l'inverse, si votre charte est déjà solide et tenue, un vidéaste spécialisé peut parfaitement s'y insérer. Le bon critère est donc : qui garantit la cohérence, vous ou le prestataire ?
Tourner en entreprise sans arrêter l'entreprise
Un tournage corporate se déroule sur un lieu de travail. Les contraintes réelles sont les postes qui ne peuvent pas s'arrêter, les zones interdites d'accès, la confidentialité des écrans et des documents, et les règles de sécurité en site industriel.
Une équipe légère, un planning découpé et un repérage préalable règlent l'essentiel. Un prestataire qui demande à bloquer une journée entière sans repérage n'a pas mesuré ce que cela coûte à l'organisation.
Où se situe DB Vision
DB Vision est une agence de communication visuelle établie à Strasbourg, qui couvre le film, la photographie et la communication de marque. Cette étendue est un choix : elle permet de tenir la cohérence entre le film et le reste des supports, avec un interlocuteur unique.
Dan Berg, auteur de cet article, est vidéaste depuis 2017. Les critères exposés plus haut valent quel que soit le prestataire retenu — ils servent d'abord à poser les bonnes questions.